Le duo Diomaye- Sanko à la tête du Sénégal

L’un a été élu Président de la République, presque par défaut, puisque celui que l’on attendait était en prison, et le prisonnier, c’est-à-dire l’autre, vient d’être lui nommé Premier ministre par son alter –égo. Les destinées du pays de la Téranga sont désormais dans les mains de ces deux complices. Il va leur falloir faire la démonstration  que le Sénégal rentre dans une nouvelle ère, différente de celle de Macky Sall. Aux deux hommes, fini le temps les discours enflammés, les rodomontades, es effets de manches et les coups de menton.

 A la place du verbe, les actions. Ils vont désormais passer de la théorie à la pratique. Et ce ne sera pas chose facile, tellement les attentes des Sénégalais et Sénégalaises sont nombreuses. Macky Sall a ouvert de grands et importants chantiers. Certains sont allés à leur terme, d’autres restent inachevés. Des autoroutes et des villes nouvelles ont vu le jour, ainsi que de nouveaux aéroports. Cependant, beaucoup reste à faire et c’est au pied du mur que sont jugés les nouveaux maçons.

Au plan politique, le Chef de l’Etat sortant a tenu également sa promesse de respecter la Constitution en ne cherchant pas à briguer un troisième mandat, c’est chose rare en Afrique Subsaharienne où les lois fondamentales sont très souvent tripatouillées pour favoriser la conservation du pouvoir par certaines familles dynastiques.

Sur certains aspects, le premier discours du nouveau d’Etat sénégalais, à l’occasion du 64è anniversaire de l’accession de son pays à la souveraineté internationale a été un mélange du « déjà entendu » et de sons nouveaux. La lutte contre la corruption, l’amélioration des ressources fiscales ; gouvernance vertueuses en vue de l’exploitation des gisements d’hydrocarbures ; le chômage, l’entreprenariat des jeunes et des femmes , en actionnant le levier du secteur privé ;  les problèmes du secteur de la pêche dont les difficultés forcent plusieurs de ces jeunes à immigrer à leurs risques et périls ; la transparence électorale ; la réduction du nombre excessif du nombre de partis politiques ; il y a là presque de déjà entendu.

Quant aux nouveaux sons dont ne nous ont pas habitués la plupart de ses prédécesseurs, ils concernent la souveraineté de son pays dans une grande entité dénommée Afrique. Il se veut panafricaniste, Diomaye. C’est tout à son honneur. Pas un panafricanisme aux ordres de Moscou pour déloger la France de l’Afrique tel qu’il est prôné au Mali, au Burkina-Faso ou encore au Niger, mais celui qui cherche à faire du Continent noir une méga- nation forte politiquement, militairement, économiquement et culturellement, capables de face à l’hégémonie de superpuissances de tous bords.

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