Judith Tuluka : la nouvelle coqueluche de Félix Tshisékedi

Comme dans tous les régimes présidentialistes, Félix Tshisékedi, le chef de l’Etat congolais fraichement élu a nommé une personne à laquelle il va faire porter le chapeau au cours de son dernier mandat à la tête du pays, un bouc ’émissaire, un fusible qu’il pourrait faire sauter à tout moment. La preuve, celui qui occupait ce poste tout au long de la première mandature, Sama Lokondé s’en est allé, sans que l’on ne sache là où il failli. On insiste et  se félicite du fait que  ce soit une femme nommée à ce haut niveau de l’Etat, comme si la compétence et la capacité de résoudre les problèmes d’un pays dépendaient du sexe de l’individu. Ce qui confirme bien que la nouvelle Première ministre de la RDC n’est qu’une vitrine de l’exécutif de ce pays pour faire plaisir aux adeptes de l’approche genre et rien d’autre, l’essentiel des pouvoirs étant toujours concentré dans les mains du Chef de l’Etat qui pourrait s’en débarrasser quand il le voudra.

Et pourtant elle a des atouts. Originaire du Congo central, membre de l’UDPS, le parti politique de la famille Tshisékedi, économiste de formation ayant longtemps servi au PNUD, disposant d’une majorité parlementaire, ex- Ministre du plan, elle semble être bien placée pour faire face aux défis qui l’attendent, dont celui de la dévaluation franc Congolais en perpétuelle dégringolade.

Son premier défi majeur sera celui de la formation du gouvernement d’ici la fin du mois d’avril en respectant les équilibres politiques découlant des différentes forces qui fait réélire le fils d’Etienne Tshisékedi à la magistrature suprême. Et pour cela, de fortes personnalités tels Vital Kamehre et autres Mbemba risquent de ne pas lui rendre la tâche facile.

Autre défi et non le moindre, la guerre qui sévit actuellement dans le Kivu où le Mouvement M23 appuyé dit-on par le Rwanda risque de provoquer une partition du pays. Actuellement, il est à quelques kilomètres de Ngoma, le chef de cette grande orientale du pays qui risque sous peu de passer sous son contrôle. D’autres mouvements y sèment également la terreur et l’insécurité est tel que le pays compte aujourd’hui près de quarante (40) millions de personnes au bord de la famine. Des camps de déplacés se multiplient partout ; Baluchons sur les têtes, des familles entières sont en perpétuels mouvements.

Autant de défis donc qui attendent la nouvelle coqueluche choisie par Félix Tshisékedi

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