Il y a quelque chose d’insultant de la part de Murielle Minkoué-Mintsa à l’endroit des Gabonais ayant pris part à la Conférence nationale et aux différents dialogues précédents, lorsqu’elle parle de ces assises tenues par ces Gabonais depuis 1990, afin de résorber la grave crise politique qui couve au Gabon depuis cette date, et même avant. Des Gabonais dont les plus illustres ont pour noms : Simon Oyono Aba’a, Pierre Louis Agondjo Okawè, Joseph Redjembé Issiani, Jean Pierre Nzoghe Nguema, Abbé Noel Ngwa Nguema, Jules Mba Bekale, Paul Mba Abessole, Jules Mba Bekale, Jean Baptiste Obiang Etoughe ,Moubamba Nziengui, Bonjean François Ondo, Pierre André Kombila, Benoit Mouity Nzamba, Serge Mba Bekale, René Ndemezo’Obiang, Léon Mbou Yembi, Simon Mengome Atome, Thomas Eya Obiang, Pierre Claver Maganga Moussavou, Séraphin Ndaot Rembogo, Albertine Maganga Moussavou, Pierre Mamboundou Mamboundou, Sébastien Mamboundou Mouyama pour ne citer ceux-là.
Lesquels illustres Gabonais ont arraché : le multipartisme en 1990, alors qu’Omar Bongo n’en voulait ; une commission électorale indépendante en 1994, même si cette dernière a été dévoyée par après ; le fichier électoral biométrique, l’enveloppe accolée, la remise des procès- verbaux à tous les représentants des candidats dans les bureaux de vote en 2006 ; le retour aux élections à deux (2) tours de scrutin ; la limitation du mandat des membres de la Cour Constitutionnelle à 9 ans, la mue du Conseil national de la communication en Haute autorité de la communication ; un Conseil économique social doté d’un volet environnemental ; la mise à l’écart du Ministère de l’intérieur et ses démembrements locaux de toutes les opérations électorales y compris l’annonce des résultats ; la création d’un Centre Gabonais des élections avec un président élu à bulletin secret par collège électoral composé à parité des membres de la majorité et de l’opposition, après un appel à candidature, c’était en 2017 ; pour ne parler que de ces réformes emblématiques qui sont des avancées démocratiques indéniables.
Prétendre que tout ceci ne vaut qu’un clou dans le long processus démocratique amorcé par le pays depuis 1990, c’est faire preuve de nihilisme et de manque d’humilité.



