Hervé Patrick Opiangah soulève des lièvres et bouscule la Transition

Avec HPO, la période de Transition menée par le CTRI n’aurait pas été un long fleuve tranquille. Il lui impose des méandres difficiles à contourner. Et que l’on l’aime ou pas, il frappe là où ça fait mal et même très mal. Du coup, les autorités de la Transition ne peuvent plus dormir de leur juste sommeil.

Il y a tout d’abord cette affaire du grand marché de Libreville que Jean –François Ntoutoume Emane, à l’époque Maire de la Commune de Libreville, avait décidé de construire à l’emplacement actuel des Jardins de la Peyrie. Ce dernier prit alors attache avec une société maltaise, Webcor qu’elle s’appelle, avec laquelle il monte le projet. Jusque-là, il n’y a rien à dire ou à redire.

 Le projet n’ira jamais à son terme, la preuve il n’y a jusqu’à ce jour aucun marché à l’endroit indiqué, il n’y a que de hautes herbes qui y poussent, cependant que les commerçantes et commerçants qui devaient en être des bénéficiaires continuent de squatter une propriété du côté du Quartier Venez- voir, dans le 3ème arrondissement de Libreville.

Et Jean François Ntoutoume Emane s’en allé et place à Rose Christiane Ossouka Raponda à la tête de la municipalité de Libreville. Cette dernière décide alors de voir clair dans cette affaire, puisque la Société Webcor avait déjà saisi le tribunal arbitral de Paris pour non- respect des engagements pris par l’Etat gabonais, lequel a été condamné à payer la bagatelle de 70 milliards de frs CFA.

 A la demande du nouveau édile de .Libreville, une réunion est alors convoquée le Directeur général de l’Agence judiciaire de L’Etat. Devaient y prendre part la société Webcor, la Mairie de Libreville et naturellement l’agence judiciaire de l’Etat. A l’heure indiquée, quelle ne fut pas la surprise du Maire qu’il y avait un de ses agents au titre de la société Webcor, et cela sentait un délit d’initié. Madame Esther Nzigou, puisqu’il s’agit d’elle, était bel et bien là pour défendre les intérêts de Webcor et non ceux de son employeur, la municipalité de Libreville et par ricochet l’Etat gabonais. Bizarre et étonnant non !

En attendant, l’Etat gabonais avait déjà fait appel et, rebondissement, la cour d’appel de Paris lui a donné raison, tout en condamnant la société Webcor à lui payer plus de 32 millions de Frs CFA. Alors que l’on attendait que cette sentence soit exécutée, est survenue une autre grande surprise : au niveau de l’agence judiciaire de l’Etat et la Mairie de Libreville, il y a des personnes tapies dans l’ombre qui ont décidé de n’exécuter que le premier verdict, celui d’indemniser la société Webcor à hauteur de 70 milliards de Frs CFA.

 En contrepartie de quoi ? C’est ce qu’Hervé Patrick Opiangah souhaite savoir. Raison pour laquelle il a porté plainte contre X.  On ne peut manquer de penser à des rétrocommissions.

 Une épine plantée au pied des autorités de la Transition qu’il a vite repérée.

Autre épine qu’il a également repérée, cette affaire des influenceurs Stéphane Nzeng et Landry  Amiang Washington. Il les sait proches du pouvoir qui les a fait venir de l’étranger pour les substituer aux acteurs politiques professionnels lesquels, pense le CTRI, ne sont plus crédibles. Il en profite donc pour exhumer un dossier qui date de quelques années, celui du scandale de pédophilie dans le milieu du football gabonais révélé par un journaliste français et dans  lequel ils l’avaient impliqué. Et il a porté plainte, pour : « injures publiques et atteinte à l’honorabilité d’autrui ».

 L’affaire est pendante au tribunal de Libreville  et les intéressés sont interdits de franchir les frontières du pays avant son dénouement.

 Au nom du sacro-principe de la séparation des pouvoirs l’exécutif de la Transition ne peut intervenir en leur faveur et se trouve presque impuissant de les sortir de ce guêpier. Comme quoi, Hervé Patrick Opiangah pousse ses pions là où on ne l’attend pas et perturbe une période de Transition politique que d’aucuns croyaient tranquille.    

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