L’Etat israélien tue, massacre et extermine. La bande de Gaza et le Sud du Liban sont à feu et à sang. Les morts ne se comptent plus. Ces deux territoires ne sont plus que des champs de ruines. Et tout ceci se passe sous l’œil bienveillant d’une communauté internationale téléguidée par les Etats-Unis d’Amérique, les autres pays de l’Occident judéo-chrétien n’ayant leurs yeux rien qu’en direction de l’Ukraine. Là- bas on envoie des armes les plus meurtrières, cependant qu’à la bande de Gaza et au Liban ne parviennent que de l’eau minérale, du lait en poudre et des sacs de riz.
Pour ces maîtres du monde, les terroristes, ce sont essentiellement les organisations de la résistance palestinienne, le Hamas et le Hezbollah et pas du tout l’Etat d’Israël qui sème la terreur au-delà de ses frontières, en Iran, en Syrie et au Liban. Les méthodes utilisées dépassent l’entendement. On fait exploser à distance des téléphones portables et autres instruments de communication, on rase des immeubles en ciblant les dirigeants de telle ou telle organisation et on assassine des milliers et des milliers de personnes.
Pour un peuple, les juifs, qui a été victime des pogroms de l’holocauste et des fours crématoires, il y a là un drôle revirement de l’histoire des sociétés humaines. Le dire, ce serait faire preuve d’antisémitisme. On se demande d’ailleurs pourquoi ces juifs seraient les seuls à être cet antisémitisme, quand on sait que les Arabes sont, eux-aussi des sémites. Pourquoi les exactions de Tsahal, l’armée de l’Etat hébreux, dans la bande de Gaza, sa furie meurtrière au Sud –Liban ne seraient pas une illustration de l’antisémitisme ?
Tout ceci n’est qu’une fuite en avant, une manière de tenter de noyer le poisson dans l’eau, le véritable de fond à régler étant l’existence à moyen ou à long terme de deux Etats, l’un israélien et l’autre arabe- palestinien. Et tant que les dirigeants de Tel-Aviv s’y opposeraient et que les Arabes – palestiniens continueraient à errer dans le monde, la guerre perdurera et le peuple juif d’Israël ne dormira jamais de son juste sommeil.
Les bombes ne mettent jamais un terme à une guerre ; mais plutôt des négociations et des concessions de part et d’autre pour une issue pacifique. Cela Netanyahu et ses faucons va-t’en guerre de l’extrême droite du paysage politique israélien ont du mal à le comprendre, forts de l’arsenal militaire dont dispose leur Etat et du soutien sans réserves que leur apporte l’Occident judéo-chrétien



